Quoi en penser ? La préciosité de l’ensemble de la composition ne néglige aucun détail : la richesse des étoffes est soulignée, ainsi que celle des bijoux ; s’il ne flatte guère les traits de la physionomie, l’artiste suggère néanmoins la finesse de l’épiderme, traité dans des tons marmoréens de statuaire antique. La leçon ingresque est nettement perceptible dans le contour du visage et plus encore dans l’effacement de la ligne horizontale des épaules, au profit d’une ovalisation qui nie la vraisemblance anatomique. Tout bosselage disgracieux est gommé, toute aspérité osseuse est supprimée pour exalter la ligne, la courbe.
Le rang social est mis en évidence ainsi que le devoir de représentation. Idole très parée, condamnée à l’immobilité, ne serait-elle pas cette « esclave à mettre sur un trône » que Balzac évoque au sujet de la femme ?