Quoi en penser ? Le grand format, le cadrage en pied, bien que considérablement démocratisés au 19ème siècle, rappellent néanmoins le procédé du portrait royal sous l’Ancien Régime. Ils servent ici le propos du peintre pour saluer la superbe de son épouse et avouer, peut-être, une admirative sujétion.
Le décor douillet et raffiné de l’intérieur, l’éclairage tamisé tempèrent également ce qui pourrait apparaître comme trop solennel et inclinent l’œuvre vers une dimension plus intime. La familiarité du peintre et de son modèle est d’ailleurs suggérée dans le détail vestimentaire du gant ôté – un retour de bal ? Ce bras dénudé concourt à introduire un élément de sensualité dans l’image altière et constitue en outre un clin d’œil conjugal, le témoignage des privautés exclusives entre un mari et son épouse seraient incongrues dans tout autre cas.