visage
la représentation de la femme en peinture au 19ème siècle dans les collections du musées Sainte-Croix
Page d'accueil
<<< Retour
Suite >>>
Être d'ici ou d'ailleurs

Être d'ici ou d'ailleurs

Presque aussi important que l’appartenance à un sexe, l’ancrage territorial détermine assez largement la destinée féminine, à travers les tâches quotidiennes, les conditions de vie, donc la place sur l’échiquier social.

Dans l’œuvre des peintres, la campagne évoque en priorité la vie saine, au grand air, qui se traduit dans des tableaux au coloris ensoleillé, mettant en scène d’accortes paysannes. Le public raffole de ces scènes agrestes qui recomposent un monde rural édulcoré, « expurgés » de tout excès grossièrement réaliste.

Les citadines s’appréhendent essentiellement sous deux angles différents : la figure de la bourgeoise, trônant coquettement dans son intérieur, ou bien la femme de condition modeste, exerçant par exemple les petits métiers urbains qui bornent l’horizon du labeur féminin (marchandes, lavandières, repasseuses, etc.). Malgré les différences d’environnement, une évidente parenté relie cette dernière catégorie à celle des paysannes, mais avec une touche généralement plus sombre pour les travailleuses de la ville, dont l’activité reste synonyme d’indigence et de précarité.

Hors des limites du monde occidental, la figure de la femme se pare d’un exotisme de rigueur, véritable enseigne d’un Orient sublimé. Dotée d’une séduction inédite, et souvent plus sensuelle, « l’orientale » évoque le dépaysement des contrées lointaines.

La peinture du 19ème siècle faisant fréquemment référence à la scène historique, il existe aussi une femme « d’ailleurs », un ailleurs temporel à peine moins dépaysant et moins sublimé que la distanciation géographique de l’Orient. Pour héroïnes de ce passé revisité, les peintres élisent des femmes réelles, imaginaires ou allégoriques.

<< retour
suite >>